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10 trucs pour être (vraiment) heureux au travail


Fonction inexistante il y a encore quelques années, à part dans la novatrice Silicon Valley, le Chief Happiness Officer (ou Chief of Employee Engagement, Chief Employee Experience Officer, Chief Heart Officer…) a désormais un rôle phare dans l'entreprise : il est le garant de conditions de travail agréables, & on va même jusqu'à lui attribuer la responsabilité du ''bonheur'' des salariés. Même si cette mission revêt du sens, la notion de ''bonheur'' en entreprise peut rester un peu abstraite pour certains : est-ce que cela correspond à un salaire mirobolant ? Un espace de travail à la Google ? Des projets plus passionnants les uns que les autres ? Une entreprise libérée ?

Est-ce de la poudre aux yeux ? Quand on sait qu'à l'heure actuelle, en France, 24% des salariés seraient dans un état d’hyper-stress, dixit le cabinet Stimulus, on est en droit de se demander si le bonheur peut (vraiment) s'infiltrer dans le monde du travail... Répondons par l'affirmative, mais en évoquant plutôt la qualité de vie ou le bien-être, que le bonheur. En tout cas, même s'il n'y a pas de formule magique pour que vous vous sentiez bien dans votre environnement professionnel, il existe quand même quelques ficelles pour que vous évitiez le karōchi* & que vous ne comptiez pas les jours qui vous séparent du week-end ! Ce n'est pas parce que le mot travail vient du latin tripalium, (instrument de torture utilisé au Moyen-Âge) qu'il doit être synonyme de souffrance ni de bullshit job (travail à la con) !

*Karōchi : au Japon, mort suite à une crise cardiaque ou un suicide du(e) au surmenage


D'abord, pourquoi vouloir du bonheur au travail ?

Loin du hashtag tendance #NeverNotWorking qui valorise le déséquilibre entre travail & vie privée, la plupart des gens veulent se sentir bien au travail.

Côté collaborateur, on passe de nombreuses heures au travail, il est donc légitime de s'y sentir ééépaaanouiii ! A priori, on préfère tous être heureux, que les choses aillent bien, plutôt que de se retrouver dans un tourbillon de problèmes indémêlables !

Côté entreprise, l'épanouissement au travail stimule la motivation, l'implication, la créativité, & la fidélité, c'est donc un vecteur de productivité & de performance ! D'ailleurs, selon une étude du groupe Hay, les salariés heureux au travail ont une productivité supérieure de 43% aux autres. Sans compter que ce ''bonheur'' collectif cultive l'image positive de l'entreprise, c'est un bon levier de notoriété.

Le ''bonheur'' au travail s'apparente donc à un ''win-win challenge'' (un pari gagnant-gagnant) qui dépend d'au moins 10 critères !

Critère n°1 : la cohérence de vos objectifs avec ceux de votre employeur

Notion fluctuante s'il en est, la compatibilité de vos ambitions professionnelles avec les objectifs de l'entreprise où vous travaillez est capitale : de la cohérence naît l'harmonie & la positivité !

De manière générale, motiver ses collaborateurs & soi-même vers l’atteinte des objectifs est une méthode bien plus efficace pour accroître le bien-être, l’optimisme & la performance d’une équipe, que de se focaliser sur l’évitement, c’est-à-dire ne pas faire ceci ou cela pour éviter telle ou telle conséquence négative éventuelle.

Critère n°2 : un management non toxique

Au lieu de référer à votre n+1 à chaque étape d'un projet, ne préférez-vous pas disposer d'une marge de décision ? Savoir que vous ne serez pas contrôlé non stop, disposer d'autonomie & d'un management à l'écoute vous poussera à prendre des responsabilités & vous incitera ainsi à développer vos compétences. L'empowerment n'est-il pas moteur d'énergie créative & de disruption ?

Critère n°3 : la pluralité

Pour vous intégrer à une société, vous devez adhérer à certaines valeurs, certes, mais pas question pour autant de devenir le clone de vos collègues : la diversité vaut de l'or ! Vous devez pouvoir être en phase avec votre personnalité & pouvoir vous exprimer quand vous le jugez utile.

Critère n°4 : la fameuse reconnaissance

La reconnaissance sous forme de primes, de célébrations collectives ou de voyages, ça vous parle j'imagine. Mais au quotidien, ne pensez-vous pas qu'un feedback positif sur votre travail serait également valorisant & stimulant ? J'irais même plus loin, c'est une condition sine qua non pour vous sentir bien dans votre environnement professionnel.

Critère n°5 : un job qui a du sens

Nous voilà au cœur de la problématique : c'est le sens qu'a ou que l'on donne à son job, couplé avec les capacités d'agir, qui rend véritablement ''heureux'' au travail. Comparé à un travail dit alimentaire, un job qui a du sens augmente considérablement le ''bonheur'' au travail, parce qu'il procure fierté & sentiment d'accomplissement.

Or, certaines personnes sont victimes de brown-out, c'est-à-dire qu'elles se demandent pourquoi elles vont à leur travail tous les jours, elles n'y trouvent plus sens ni intérêt.


Si vous faites partie d'entre elles ou que vous commencez à trouver la pente raide, votre objectif à court terme pourrait être d'augmenter votre niveau de satisfaction : le job-crafting pourrait être la solution. Cela consiste à revisiter votre fiche de poste, pratiquer quelques ajustements sur vos missions pour remodeler votre emploi conformément à vos valeurs, vos aspirations & vos compétences.

Pour ce faire, analysez en détail vos tâches (variété, quantité, process, compétences, job idéal), modifiez la perception de votre job (trouvez plus de sens à vos actions), réfléchissez à vos atouts (forces, talents, savoir-être), améliorez la qualité de vos relations professionnelles, échanger avec votre hiérarchie. Le job-crafting ne peut avoir lieu que si votre management vous accorde confiance & liberté d’action.


Vous pouvez également, comme je l'ai fait moi-même, envisager une solution plus radicale...

Critère n°6 : le rôle de la RSE (Responsabilité Sociétale de l'Entreprise)

Une entreprise avec une stratégie RSE, c'est bien. Surtout quand, sur le long terme, elle mène à des projets SQVT (Santé & Qualité de Vie au Travail) efficaces, des actions non opportunistes articulées les unes entre elles, ne s'apparentant ni de près ni de loin à du social washing.

Cela inclut l'égalité des chances, la lutte contre le harcèlement & la discrimination, l'équilibre vie privée / vie professionnelle, la possibilité de télétravailler, la sollicitation des employés quant à leurs attentes, la valorisation des progrès, l'incitation à prendre soin de sa santé (services pour arrêter de fumer, mieux se nourrir, séances de sport, conférences sur le sommeil)...

Voilà qui renforce votre sentiment d'appartenance & contribue à votre épanouissement !

Critère n°7 : échecs vs succès

Les échecs font grandir & font partie de la vie, l'essentiel étant d'en tirer des leçons & de rebondir ensuite. Lancez-vous, tombez, apprenez, relevez-vous ! Quand le succès sera au rendez-vous, célébrez-le !

En fait, vous pouvez trouver de nombreuses raisons de rassembler votre équipe & de célébrer : une nouvelle recrue, un projet rondement mené, des objectifs de vente explosés, la fin d'année, & j'en passe ! Comme qui dirait : work hard, play harder !

Critère n°8 : une bonne ambiance

Sans aller jusqu'à devenir amis, les bonnes relations entre collègues sont vitales car elles créent une ambiance de travail conviviale & motivante. Je vous suggère donc de toujours avoir en tête le ratio de Losada, selon lequel il faut au moins trois commentaires positifs pour combler les effets néfastes d’un seul commentaire négatif. Cela vous permettra de diminuer le nombre d’interactions négatives que vous avez avec vos collègues, & donc d’instaurer une communication plus positive au quotidien, favorable au bien-être.

Vous pouvez aussi favoriser les moments de partage : par exemple, prenez un café avec votre équipe le matin, & participez aux activités proposées par votre entreprise. La bonne humeur & la bienveillance sont de bonnes bases pour entamer une journée de travail positive. Elles permettent aussi de désamorcer les tensions plus facilement.


Critère n°9 : un plan anti-lassitude

Après une certaine durée, votre poste peut vous sembler un tantinet monotone, & votre plaisir au travail chute inexorablement. Rassurez-vous, il y a des solutions anti-bore-out : sortez de votre zone de confort, définissez vos axes d'amélioration, demandez des formations, trouvez des side projects, apportez votre expertise à vos collègues & intéressez-vous à ce qu'ils peuvent vous apporter.


Si l'entreprise dans laquelle vous travaillez ne le fait pas encore, vous pouvez proposer l'implémentation du pairing, aussi appelé parrainage. C’est l’attribution d’un partenaire déjà en poste (buddy) à une nouvelle recrue. L’objectif est de proposer un onboarding de qualité aux nouveaux embauchés, en favorisant la rencontre, le support, la cohésion, mais aussi l’appropriation des valeurs & la compréhension de la dynamique interne. Lancez-vous, buddy !

Inspirez-vous aussi de la Silicon Valley, où #Hustle (un mix d'audace & de débrouillardise) est de mise : pour atteindre votre but, il vous faut persévérer, trouver des chemins alternatifs, oser.

Inspirez-vous également des gameurs : ils se fixent des objectifs dans leur travail, comme ils le feraient dans leurs parties de jeu. L'aspect ludique d'une tâche ravive son intérêt & aide à progresser plus rapidement.

Critère n°10 : tuer le stress & lâcher prise

"C'est pour quand ? C'est pour hier ! OK, je le fais asap ! ". Conséquence : branle-bas de combat, stress maximal, vous avez la sensation d'être débordé(e). Demandez des deadlines concrètes, ce qui vous permettra de mieux vous organiser & de mieux gérer vos priorités. Vous pouvez aussi déléguez & demandez de l’aide aux collègues plus compétents que vous sur des domaines précis.

Même overbooké(e), prévoyez des segments de 90 minutes de travail, entrecoupés de pauses ! Elles régénèrent le cerveau, & sont sources de créativité. Prenez exemple sur les Suédois & leur pause fika, méditez quelques minutes, ou connectez-vous à la rubrique pause de So Wonderflow. Certaines entreprises proposent des salles de sieste ou des séances de yoga, renseignez-vous !


Vous pouvez également partir un peu plus tôt du bureau une fois par semaine et prendre occasionnellement un week-end de 3 jours pour souffler.

Pour la petite anecdote, saviez-vous que pour lutter contre le surmenage & les suicides tellement fréquents au Japon, la société japonaise Cray Inc. rémunère le sommeil nocturne de ses salariés ? Ils peuvent créditer jusqu’à 500 € par an, transformables en points à échanger contre de la nourriture à la cafétéria. La condition est qu’ils dorment 6H par nuit au moins 5 jours par semaine, ce qui est enregistré & analysé par une application dédiée.

Bref, vous l'aurez compris, l'idée est de travailler plus intelligemment. Comme diraient les anglophones : ''Work smarter, not harder".

En bonus, le podcast "Empowerment" de Present Perfect, dont la seconde partie traite de la qualité de vie en entreprise.

Alors, il est où le bonheur ?

Vivez, vibrez !

Laetitia

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